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Pompe à chaleur vs mazout : les chiffres 2026 pour la Suisse romande

En Suisse, le mazout reste fin 2025 le mode de chauffage le plus répandu dans les bâtiments résidentiels, mais son avance sur la pompe à chaleur ne cesse de se réduire. C’est ce que confirment les derniers chiffres de l’Office fédéral de la statistique (OFS), qui dressent un état des lieux complet du chauffage en Suisse au 31 décembre 2025. Pour les propriétaires de Suisse romande qui envisagent de remplacer une chaudière vieillissante, ces données donnent une indication claire du sens dans lequel évolue le marché.

Mazout, gaz, pompe à chaleur : la photographie du parc immobilier suisse fin 2025

Selon l’OFS, le mazout chauffe encore 33% des bâtiments résidentiels du pays, suivi par la pompe à chaleur avec 25%, le gaz avec 17%, le bois avec 12% et l’électricité directe avec 7%. L’écart entre les deux premières sources se resserre chaque année : le nombre de pompes à chaleur a été multiplié par six depuis 2000, et cette technologie représente désormais 75% des chauffages installés dans les constructions de la dernière décennie. Concrètement, une maison individuelle sur trois en Suisse est aujourd’hui équipée d’une pompe à chaleur.

58% des ménages suisses chauffent encore aux énergies fossiles

Ramenée à l’échelle des ménages plutôt que des bâtiments, la photographie est un peu différente : 22% des foyers suisses se chauffent à la pompe à chaleur, tandis que 58% dépendent encore d’une énergie fossile, dont 32% au mazout et 25% au gaz. L’OFS relève aussi un net contraste entre zones urbaines et rurales : le gaz alimente 29% des bâtiments en zone urbaine, contre seulement 4% en zone rurale, où le mazout et le bois dominent largement faute de raccordement au réseau de gaz — une réalité qui concerne une bonne partie des communes romandes hors grandes agglomérations.

Un recul du mazout amorcé depuis 40 ans, appelé à s’accélérer en Suisse romande

Le recul du mazout n’est pas un phénomène nouveau : l’OFS parle d’un recul constant engagé depuis quatre décennies. Ce qui change, c’est le rythme. Plusieurs cantons romands durcissent désormais les règles au moment du remplacement d’une chaudière : dans le canton de Vaud par exemple, la loi cantonale sur l’énergie entrée en vigueur en 2026 interdit le remplacement à l’identique d’une chaudière à mazout ou à gaz, et impose qu’une part d’énergie renouvelable soit intégrée à la nouvelle installation, le plus souvent via une pompe à chaleur. Cette évolution réglementaire, combinée aux aides cantonales et au Programme Bâtiments, explique en grande partie pourquoi la courbe de l’OFS s’oriente aussi nettement vers l’électrique.

Ce que ces chiffres signifient pour un propriétaire romand

Pour un propriétaire dont la chaudière à mazout approche de sa limite d’âge, ces statistiques ne sont pas qu’une curiosité nationale : elles annoncent une tendance de fond. Remplacer une installation fossile par une pompe à chaleur devient la norme plutôt que l’exception, et les subventions cantonales sont calibrées pour accompagner précisément ce basculement. Attendre la panne définitive d’une chaudière au mazout, c’est risquer de devoir décider dans l’urgence, sans le temps de comparer les solutions ni de déposer une demande de subvention en amont des travaux.

AZ Projet accompagne les propriétaires de Suisse romande dans l’installation d’une pompe à chaleur adaptée à leur logement, du dimensionnement à la demande de subventions cantonales.

Source : SWI swissinfo.ch

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